Le fil est ficelle, tu sais

Le fil est ficelle, tu sais ; sur le trait à pas de loup, sur l’équilibre du monde je vais ; un tourment et le regard est vide sur un plafond blanc. Un fil c’est comme rien, tu sais. Et si le fil est celui d’L., c’est l’équilibre instable, bancal, clopin-clopant sur le mur comme la poule aux yeux d’or pond et re-pond, vainement. Un fil c’est comme rien, tu sais. Le cerveau en bataille, tu vois, en pagaille, je me raccroche à la pagaie, à l’attirail, je mouline des bras, je mouline des sons, mais rien n’y fait. Un fil c’est filament, ça brûle, c’est peu de temps.

Tu vois, on a des illusions au début, puis pfuittt les illusions, perdues.
On prend du temps sur le fil, mais un fil c’est du vide, du vent,
C’est du rien, un fil…

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SES LIGNES D’ERRE

Juste autre chose / Une logique différente / Et laisser un peu de folie / Tracer ces lignes d’erre // D’autres trajets / Peu coutumiers du fait / Et laisser l’usage établit / Pour d’autres lignes d’erre // L’ombre d’un sourire / Comme un nouveau langage / Proche et  loin à la fois / Il suit ses lignes d’erre

UN PRINCE OU UN VALET

Sous le ciel, le soleil

Ou sous les  étoiles

D’un hémisphère à l’autre

Juste mettre les voiles

Chacun avec ses reines

Le cœur en escale

Ou le luxe d’un dilemme

Le temps d’une peine

Sous le ciel, en soleil

Rien n’est plus pareil

Car tout dépend si l’on est

Un prince ou un valet

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Sous le ciel, ensoleille

Allume en silence

Entre gibet et potence

Juste après l’offense

Au fin fond d’une cale

Le corps un peu sale

D’un équipage en transe

Emmêle sa chance

Sous le ciel en éveil

Échange d’importance

Car tout dépend si on naît

D’un prince ou d’un valet

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