– L’esthétique désuète de la carte –

Il y avait dans l’air comme quelque chose de géométrique.

– L’esthétique désuète de la carte –

Nous avions accosté sur ces confins du pays,

– une cité qui s’enroule comme un escargot –

on ne savait pas comment.

– une route qui fait un pif –

Déjà du train nous notions dans nos carnets

– ça dépend de l’échelle –

les paysage aux lignes droites,

– l’échelle, la prendre pour monter à Noyelles –

seul,

– à pas grands, Noyelles –

presque,

– traverser la route celle rectiligne –

le trajet du train connaissait les courbes,

– toutes rectilignes, d’ailleurs,

les routes, sur cette portion de carte –

et encore,

– Paysages psychorigides, tout s’aligne

les routes en perspectives, les maisons dans leurs –

courbes légères.

– écrins de petits urbs –

Nous avions rendez-vous dans

– On pourrait mettre des couleurs sur la carte,

la mondrianiser, la Picassoier –

une maison ouvrière de la cité du Dépôt.

– Mazingarbe, ça fait penser à un nom

de village d’Afrique noire –

Nous aurions préféré celle

– Forcément tu vois le mot coron,

tu penses Bachelet,

je ne voudrais pas penser Bachelet à –

des Alouettes

– chaque fois que je vois le mot coron –

ou celles

– Les terrils sont sur la carte comme des

envois épars de couleurs par Pollock sur sa toile –

des Brebis,

les habitations comme en pointillés

plus champêtres aux noms.

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Une réflexion sur “– L’esthétique désuète de la carte –

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