Choses&autres

Lu S’écrire, Mode d’emploi de Chloé Delaume (parce que top secret) et découvert son univers et ce qu’il y a derrière. Sombre & esthétique. Enchaîné aussi des petits livrels. Mathilde Roux (J’ai l’amourJ’ai l’amour par monts et peut-être par vous, […] J’ai l’amour toutes directions. J’ai l’amour ad hoc, il fallait s’y attendre, j’ai l’amour je l’ai bien cherché. […] J’ai l’amour quel bordel […] Jailamour. Précisez votre position de départ. Jailamour n’est pas forcément où vous croyez, n’est pas très clairement indiqué sur la carte, serait 13 milles plus à l’est latitude déduite de cent vingt-six distances zénithales du soleil et de diverses étoiles observées dans le cours de la campagne. […] Jailamour. Avancez jusqu’au carrefour, prenez légèrement sur vous, continuez jusqu’à ne plus pouvoir. […] – m’a fait pensé à l’écriture directe de Claude Favre et du magnifique Mardi à Monoprix de d’Emmanuel Darley. Et Fuji San, de Jacques Roubaud, texte téléchargé il y a longtemps (il faut laisser mûrir les textes) et maintenant disparu de la plateforme Publie.net. lui posant des questions sur la Voie de Poésie. Il voulait composer un poème sur le Mont Fuji. Mais il ne savait comment s’y prendre. ‘Faut-il dire comme ci ? ’ : ‘non’, répondait Tameie. ‘Fautil dire comme ça ?’ – non – A la fin, Tameie lui dit : « C’est simple. Il suffit de décrire les choses comme elles sont » L’évêque médita cette réponse et, à quelque temps de là, apporta à Tameie son poème sur le Fuji.
*
le pic du Fuji

est toujours
le même : de ce
côté-ci comme
de ce côté-là. ah !
anataomote mo, konataomote mo

Et puis lu la Féerie Générale d’Emmanuelle Pireyre. Entré dedans sur la pointe des pieds, j’en sors les sabots pleins et l’envie de lire Comment faire disparaître la terre ?. Y ai trouvé ceci de drôle : Que peindre ?, question centrale pour beaucoup de peintres d’un bout à l’autre du 20e siècle, qui, s’interrogeant sur leur pratique, regardaient par la fenêtre la beauté du dehors, puis regardaient dans la maison la beauté du dedans, et hésitaient : dehors, dedans, dehors, dedans, dehors, et finissaient parfois par peindre la fenêtre. Et cela à méditer Mais visiteur, quand même, c’est rude, visiteur est le rôle le moins gratifiant de l’organisation muséale. Le visiteur est censé s’intéresser à des trucs sans les toucher, il se penche gentiment pour lire les cartels, reste toujours bien poli, alors qu’il a constamment un gardien sur le dos vérifiant qu’il ne touche à rien. Bien sûr, comme la géo est dedans aussi, j’en fait un billet .

Sinon, l’atelier écriture-poterie s’est bien passé, merci. Les petits ont (d’)écrit leur personnage, puis l’ont modelé. De la poterie ‘gros pif’ comme il y a de la BD dessin ‘gros nez’.

Et repris les vieilles chansons, pour les arranger sur les bon conseils, d’accords enrichis.

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