Jongler avec les lieux (et avec la mémoire)

New-York – JFK en juillet La poignée de la valoche a pété. New-York – on the highway Premiers pas américains, « ciels nous sommes découverts » crient-ils en chœur. Premiers tours de roues, première halte pour manger un hamburger avec soda. New-York – Liberty Island (forcément) Liberté – américanité : where is Paris ? Far east, straight on across the ocean, straight on accross the universe. Un autre monde tout en hauteur. Et ce qu’il en reste : cette immense statue (la blague (qui fait invariablement flop) du génie de la Bastille fonctionne mieux encore ici : elle étend / elle est en quoi la statue de la liberté ?) Tu vois, j’ouvre l’armoire de la grand-mère, je tire un carton rempli de pochettes remplies de photos, j’en sélectionne quelques-unes d’Italie, des années voyages amicaux. Mars 99, c’est marqué derrière. 10 ans, quoi ! L’Italie significative c’est 1996. 3 semaines. New-York – Quelque part dans le damier, je lève la tête, je prends ce cliché de 2 gratte-ciels qui tendent à se rejoindre, comme des rails ou deux branches d’hyperbole, du côté de l’infini. New-York – Twin towers Le temps d’avant, encore. L’ascenseur qui met environ 140 seconde pour gravir les quelques 110 étages ; lancé, cela fait 1 étage par seconde. Comme toutes les hautes tours celles-ci ont un mouvement de balancement de quelques mètres (2 je crois me souvenir, mais les souvenirs sont facétieux) lorsqu’on est au sommet. De là-haut voir l’accordéon de la ville se dérouler en îlots plus ou moins haut d’étages : Wall Street puis accalmie puis Chrysler building puis re-accalmie de béton et au-delà, l’Amérique, le far-west. Ça commence couci : 1er matin 7h00, l’ami italien me dit « debout, on va aux Uffizi », au radar après la nuit en train couchette pas tout à fait digérée, et la suivante donc, largement écourtée. Puis queue sous les arcades achevée : New-York – Harlem Traversée du quartier en voiture. Précédé de sa réputation on va toutes portes lockées à travers les graffitis. New-York – in front of Columbia University Elle accroche au mur, sur des feuilles A4 (ce qui donne encore un damier) des éléments de son scénario en cours. New-York – vue de haut Brique et néo-classicisme. Echangeurs et 2×3 voies. Des immeubles et l’église des irlandais, comme noyée entre. impression de passer 20 minutes devant le Tondo Doni, impression de passer 20 minutes devant un Giotto, impression de passer 15 minutes devant un Botticelli à l’écouter analyser et commenter. Je n’en peux plus, peu initié à l’art à cette époque. New-York – pratique du damier Prendre le pli : les feux sont à l’opposée de la chaussée. New-York – wandering Brooklyn ‘One way’ indique la flèche du panneau routier. ‘The last word’ répond la librairie bleue du coin de la rue. New-York – shopping Magasin de caps (only) : Charlotte Bobcats, Chicago Bulls, Duke Blue Devils, Georgetown Hoyas. Quelques années plus tard, j’apprends qu’il n’avait travaillé que ces quelques tableaux, que si j’avais eu une ou deux velléité/s divergente/s à son programme il aurait séché. Erudition erronée, donc. Je ne me souviens de rien d’autre de Firenze, cette année-là.

Ce texte a été déposé une première fois sur le bel Abandon de Michèle Dujardin, dans le cadre des vases communicants de février 2010.

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