Journal des lectures : Le Colonel Chabert (H. de Balzac)

Je viens de relire…

plus de 20 ans après une première lecture

scolaire,

en 5ème si je me rappelle bien

– les lectures scolaires ne laissent pas forcément de bons souvenirs,

lectures obligées,

« la prof s’arrête sur toutes les phrases »

me rappelle une collégienne comme

nous parlons de ses lectures de Balzac -.

…le Colonel Chabert.

Un mauvais souvenir, donc, qui me bloquait de le relire jusqu’à cette semaine.

Comme Le Père Goriot,

(lu il n’y a que 2 ans),

comme Eugénie Grandet

qui faisait faire des cauchemars à ma sœur

(et donc toujours pas lu).

C’est pas épais comme livre, et, bienfait des vides de la surveillance, j’ai un peu de temps pour me lancer dedans. Je l’avale dans l’après-midi.

Le souvenir de l’histoire m’était très vague. Finalement j’ai apprécié ; ça ne fera pas partie de mes préférés de Balzac

les soldats napoléoniens : bof !

mais ça passe très bien, en fait, et je comprends (comme pour Le Père Goriot) pour quoi on le propose aux scolaires

pas de descriptions qui n’en finissent pas.

Bon, au collège, c’est un peu tôt quand même, non ?

J’y relève un passage sur l’idée de Spectacle :

– D’abord, reprit Godeschal, le théâtre n’a pas été désigné. Je puis, si je veux, vous mener chez madame Saqui.

– Madame Saqui n’est pas un spectacle.

– Qu’est-ce qu’un spectacle ? reprit Godeschal. Etablissons d’abord le point de fait. Qu’ai-je parié, messieurs ? un spectacle. Qu’est-ce qu’un spectacle ? une chose qu’on voit…

– Mais dans ce système-là, vous vous acquitteriez donc en nous menant voir l’eau couler sous le Pont-Neuf ? s’écria Simonnin en interrompant.

– Qu’on voit pour de l’argent, disait Godeschal en continuant. — Mais on voit pour de l’argent bien des choses qui ne sont pas un spectacle. La définition n’est pas exacte, dit Huré.

– Mais, écoutez-moi donc !

– Vous déraisonnez, mon cher, dit Boucard.

– Curtius est-il un spectacle ? dit Godeschal.

– Non, répondit le premier clerc, c’est un cabinet de figures.

– Je parie cent francs contre un sou, reprit Godeschal, que le cabinet de Curtius constitue l’ensemble de choses auquel est dévolu le nom de spectacle. Il comporte une chose à voir à différents prix, suivant les différentes places où l’on veut se mettre.

– Et berlik berlok, dit Simonnin.

– Prends garde que je ne te gifle, toi ! dit Godeschal.

En notes de bas de page : Mme Saqui est une acrobate / et / à l’époque il fallait payer pour traverser le Pont des arts d’où on pouvait voir passer la Seine sous le Pont-Neuf.

Et comme souvent chez Balzac, ça finit mal.

Pourquoi on ne lit pas ceux qui finissent bien, à l’école ?

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3 réflexions sur “Journal des lectures : Le Colonel Chabert (H. de Balzac)

  1. en pleine relecture de Balzac en ce moment… mais j’évite pour l’instant « les soldats napoléonniens »… et j’ai choisi les études philosophiques, vraiment agréable.

    • Je viens de relire Le Colonel Chabert, donc, et finalement c’est bien passé, malgré le côté post armée napoléonienne)
      Les études philosophiques sont surprenantes, non ?

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