A Vineuil près Blois, sur une marge de la ZUP, ai photographié
une statuette de femme nue
x2
une camionette
A Vineuil près Blois, sur une marge de la ZUP, ai photographié
une statuette de femme nue
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une camionette
Mon imprimante n’aime pas Michel Butor, encore moins s’il est mélangé avec Balzac. La bougresse ! on ne va pas s’entendre tous les deux.
Il y a un petit texte, je ne sais pas s’il est bon, que j’aime bien. Le premier que j’ai écris sur les relations entre géographie et littérature, il est issu de la présentation d’un mémoire sur le récit de voyage en Italie rédigé il y a quelques années. Je ne sais pas s’il est bon ce texte, j’étais jeune à l’époque, lorsque je l’ai déposé sur la revue culturelle en ligne Culture a confine. Mais il y draine pas mal, donc je le remet par là. Et je garde le petit visuel -Italie Florence cartes anciennes Berlin-, vue du panneau en liège devant mon bureau d’alors, de Pantin. Je ne suis pas (plus) forcément d’accord avec tout,(le fond et la forme, parfois grandiloquente), avec cet ancien moi-même, mais je ne retouche rien, ça peut toujours nourrir une réflexion, une contradiction. Voilà ce texte de commencement :

“En poète l'homme habite sur cette terre” (F. Hölderlin)
Que voulait dire par là Hölderlin ? Que l’homme a une sensibilité qui lui permet d’habiter en poète sur cette terre ? Mais tous les hommes ne possèdent-ils pas une sensibilité qui leur permet d’avoir une relation poétique avec la terre ? L’homme qui a une l’imagination poétique peut appréhender l’habitat d’une telle façon mais, en admettant que chacun ait une imagination poétique, pour beaucoup c’est une dimension qu’il reste à découvrir, à sortir du fond de leur être. Toujours est-il que la poésie est en relation étroite avec l’espace et donc par enchaînement, avec l’habitat qui est la première et pour ainsi dire la plus proche (la plus quotidienne) expérience de l’homme à l’espace. En effet, cet habitat est à la fois mère protectrice (l’enveloppe qui rassure) et esprit créateur puisque c’est le seul lieu où l’individu a (presque) toute liberté d’aménagement. Cela nous ramène à une définition de la poétique trouvée chez Kenneth White pour qui la poétique est la manière essentielle de composer le monde.
La question que l’on peut se poser est : comment l’espace poétique (qui est à l’intérieur de tout être) crée-t-il de l’espace physique ? Comment cet espace poétique peut-il influencer l’homme dans sa relation avec l’espace physique ?
On peut faire ressortir deux principaux types de relations entre la poésie et l’espace. Tout d’abord, considérons que la poésie se situe en amont de l’habitat humain. Cette poésie regroupe donc des outils tels que l’imaginaire collectif, les mythes, les légendes et les mystères de la Terre. Bien sûr, c’est l’homme qui a inventé ces “histoires”, mais ce qui paraît intéressant c’est de voir comment aujourd’hui ces “histoires” influencent l’homme dans son rapport à l’espace. On peut illustrer cela par l’exemple de la peur ancestrale qu’ont les japonais de la forêt et qui s’explique par le fait que, selon les récits traditionnels, la forêt est le lieu de villégiature des démons et des esprits. On pourrait trouver beaucoup d’autres exemples à travers le monde. Ainsi, l’homme habite en partie le monde à travers des narrations séculaires.
Seconde idée, on considère la poésie comme résultant de l’expérience de l’habitat. Il s’agit ici de voir quelle interprétation du monde propose le poète. Il propose le résultat de son action d’habitant, de ce qui le touche dans les harmonies et les non-harmonies que lui et ses semblables entretiennent avec l’espace qui les entoure. Il décrit et interprète cette réalité environnante qu’il transforme en sa réalité propre puisqu’il s’agit là d’une perception (nous sommes par conséquent dans le domaine du subjectif). Le poète ne compose peut-être pas le monde, mais il est indéniable qu’il compose (au moins sur le papier) son monde.
On voit donc ici deux dimensions de la poétique d’habitation. La première est une poétique créatrice d’espace, la seconde une poétique narratrice de l’espace.
Comme je récupère cette citation de Michaux qui me plaît, comme il n’y a pas de source, et comme j’essaie de vérifier un peu, je m’aperçois que, peut-être, les 2 dernières lignes sont collées, rapportée. Une citation incertaine, donc.
J’écris pour me parcourir
Peindre
Composer
Ecrire
Me parcourir
Car c’est de chemins qu’il s’agit
de voyages
Henri Michaux, Passages (1950)
Tout est (presque) vrai
mais
rien n’est (tout à fait) exact
[...] une esquisse donne souvent plus de plaisir qu’un tableau fini, parce que l’imagination achève le tableau [...] comme il lui convient.
(Stendhal, Marginalia)
Le cinquième numéro de la revue d’ici là, concocté par Pierre Ménard, est consacré à la sérendipité
(ce qu’on trouve sans le chercher).
parmi les autres, j’y Italie
Le fil est ficelle, tu sais ; sur le trait à pas de loup, sur l’équilibre du monde je vais ; un tourment et le regard est vide sur un plafond blanc. Un fil c’est comme rien, tu sais. Et si le fil est celui d’L., c’est l’équilibre instable, bancal, clopin-clopant sur le mur comme la poule aux yeux d’or pond et re-pond, vainement. Un fil c’est comme rien, tu sais. Le cerveau en bataille, tu vois, en pagaille, je me raccroche à la pagaie, à l’attirail, je mouline des bras, je mouline des sons, mais rien n’y fait. Un fil c’est filament, ça brûle, c’est peu de temps.
Tu vois, on a des illusions au début, puis pfuittt les illusions, perdues.
On prend du temps sur le fil, mais un fil c’est du vide, du vent,
C’est du rien, un fil…
Je me suis fait pisser dessus par une perruche au magasin Carrefour de St Pierre des Corps.
C’est la première fois !
Comme j’enlève cette phrase du texte d’une chanson, je la garde ici :
Qui se murent tessiture d’armure vocal contre bambou
Bien d’accord, ça ne veut rien dire !
Je reçois, l’autre jour, un mail de Martin Parr. Je me dis "oula !", c’est le photographe qui m’écrit, il veut me dire quelque chose, peut-être même qu’il veut me demander quelque chose. Je m’empresse d’ouvrir le mail et là, ce message assez énigmatique quand même. Ah ! il est taquin ce Martin : Lire la Suite
La contribution de Dostoïevski sur ce qu’est un français :
(… Un Français, c’est-à-dire un Parisien (car en réalité tous les Français sont des Parisiens), tu ne le convaincras jamais de l’idée qu’il n’est pas le premier homme du monde entier. D’ailleurs, Paris mis à part, il sait bien peu de choses sur le monde entier. Et il n’en veut rien savoir. C’est un trait national et même le plus caractéristique …)
cité dans Balzac et Dostoïevski, dans Balzac dans l’Empire russe, Vera Biron.
biblioth|ê|thique : éthique & bibliothèques
Ateliers d'écriture de l'Association Lire et Ecrire Section du Nord-Vaudois Yverdon-les-Bains Suisse
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Le blog de Francis Royo
Le fil d'Ariane d'un bibliothécaire